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Comment créer son Indicateur de Performance Energétique pour le chauffage ?

Efficacité énergétique - 12 juin 2018
En complément de l’article sur les Indicateurs de Performance Énergétique (IPÉ) , nous allons approfondir l'exemple du chauffage, puisqu’il s’agit d’un cas très courant et évocateur.   Performance globale                  Le principal indicateur sera sur la performance générale du chauffage, ce qui inclue les besoins bruts de chaleur ainsi que les rendements de production, de distribution, d’émission et de régulation pour couvrir ces besoins. Les facteurs d’influence qui sont les variables explicatives du chauffage sont les degrés-jours unifiés (DJU, qui sont une image de la rigueur climatique) et la surface ou le volume chauffé. La valeur mesurée est l’énergie consommée pour le chauffage, quelle que soit sa forme : du gaz ou du fioul pour une chaudière, de la chaleur au niveau d’un échangeur de réseau de chaleur, de l’électricité pour une pompe à chaleur, de la géothermie, des convecteurs…                L'indicateur doit être corrigé vis-à-vis des DJU en se rapportant à une valeur moyenne de DJU pour le site étudié.  Des historiques de DJU peuvent être obtenus sur le site infoclimat  par exemple. L’indicateur obtenu s’exprime donc en kWh/m² ou en kWh/m³.  Une fois constitué, cet indicateur est exploitable directement sous trois angles :                -  Sa propre évolution dans le temps (si l’indicateur se dégrade, alors il faut examiner les différents éléments pour diagnostiquer le problème, si des améliorations sont apportées, l’indicateur permet de quantifier leur impact et de le comparer à l’impact attendu dans une démarche de management de l’énergie en suivant le protocole IPMVP),                -  Sa valeur par rapport à la valeur du même indicateur pour d’autres bâtiments comparables (benchmarking interne et identification des bonnes pratiques),                -  Comparaison avec des valeurs de références (valeur attendue par rapport à l’usage du bâtiment)               Puisque la surface ou le volume ne varie que par à-coups (extension, modification des installations…), seuls les DJU et la consommation d’énergie sont à relever régulièrement. Disposer de ces relevés permet également d’étudier la signature énergétique pour affiner l’analyse.   Opportunité d'amélioration                 Lorsqu'une comparaison de plusieurs bâtiments ou sites est réalisée, il est intéressant de prioriser les investissements à réaliser pour apporter des améliorations sur les sites les moins performants. En plus de l'efficacité de chacun des bâtiments, il faut également tenir compte de la quantité d'énergie consommée. Autrement dit,  il peut être plus intéressant d’améliorer un grand bâtiment moyennement énergivore qu’un petit bâtiment très énergivore.               Ainsi, une solution est de créer un nouvel indicateur quant à l'ordre des travaux à effectuer qui se mesure en kWh².m² ou en kWh²/.m³.     Pour aller plus loin                   Quelques capteurs supplémentaires, connectés et simples à mettre en place grâce au développement de l’IoT (Internet of Things, soit Internet des objets) permettent d’affiner l’analyse voire de mettre un pied dans la maintenance prédictive. Il est essentiel d'historiser les données, car l'analyse de l'évolution dans le temps est très puissante et complémentaire à un suivi en temps réel.               Un calorimètre installé après la chaudière fournit une information pertinente . La valeur mesurée par ce calorimètre et comparée à l’énergie consommée par l’élément producteur de chaleur permet d'évaluer et de suivre le rendement de la chaudière (attention au Pouvoir Calorifique Inférieur et Pouvoir Calorifique Supérieur , la facture de gaz est indiquée en kWh (PCS) tandis que le rendement de la chaudière est indiqué par rapport au kWh (PCI) dans sa documentation, ce qui explique les rendements supérieurs à 100% affichés par les chaudières à condensation) ou le COP de la pompe à chaleur (attention il faut mettre le COP en lien avec les DJU car il varie fortement avec la température extérieure, c'est le COP saisonnier, appelé SCOP, qui indique la performance réelle de la pompe à chaleur sur la saison de chauffe).               L’analyse plus fine des températures d'eau mesurées dans la chaufferie, et éventuellement l’ajout d'un capteur de pression, permettent d'entrer dans la maintenance prédictive.


Factures de gaz : composition et comparaison avec nos voisins

Efficacité énergétique - 18 mai 2018
          Les économies d’énergie réalisées grâce à une amélioration de l’efficacité énergétique ont plusieurs avantages, dont celui de se traduire en économies financières. La facture d’électricité a été expliquée dans un article précédent , c’est maintenant la composition de la facture de gaz qui va être détaillée.             Tout d’abord, une facture de gaz est composée d’une partie fixe, et d’une partie variable, proportionnelle à la consommation d’énergie, principalement composée de taxes et cotisations identiques quel que soit le fournisseur et de la rémunération du fournisseur librement fixée par celui-ci.             Finalement, votre fournisseur de gaz a une marge de manœuvre sur un peu plus d’un tiers de la facture. Le reste correspond aux coûts associés au réseau de transport et à celui de distribution, au stockage, ainsi qu’à diverses taxes et contributions expliquées ci-après.               Le réseau de transport est géré par TIGF pour le sud-ouest de la France et GRTgaz (filiale d’Engie, anciennement GDF Suez) pour le reste. Ce réseau correspond aux « autoroutes » de l’énergie et alimente le réseau de distribution ainsi que quelques grands industriels. Historiquement, le réseau de transport était divisé en plusieurs zones en France. Elles ont été progressivement fusionnées depuis le début des années 2000, deux zones existent depuis avril 2015 et elles seront fusionnées en une zone unique le 1er novembre 2018 (des travaux d’interconnexion sont en cours), ce qui permettra d’uniformiser le prix du gaz.             Le réseau de distribution irrigue environ 9100 communes en France et plus des trois-quarts de la population. Il est exploité principalement par GRDF (Gaz Réseau Distribution France, filiale indépendante d’Engie), en concessions des collectivités locales. Cependant, vingt-deux entreprises locales de distribution exercent sur des territoires qui leur sont concédés, et qui représentent de l’ordre de 5% des communes concédantes.             Les réseaux de transport sont financés par le tarif pour l’Accès des Tiers aux Réseaux de Transport de gaz (ATRT) et les réseaux de distribution sont financés par le tarif pour l’Accès des Tiers aux Réseaux de Distribution. Ces tarifs sont fixés par la Commission de régulation de l’Energie (CRE) . La CRE s’assure que les tarifs d’utilisation des infrastructures (y compris les tarifs de stockage et ceux des terminaux méthaniers) sont appliqués de manière transparente et non-discriminatoire à tous les utilisateurs. La fixation des tarifs est complexe et elle ne sera pas abordée ici.             La taxe principale qui apparaît sur la facture est la Taxe Intérieure de Consommation sur le Gaz Naturel (TICGN). Elle existe depuis 1986, mais elle a intégré plusieurs autres taxes et contributions au cours du temps, ce qui explique sa forte augmentation. Son montant est également fixé par la CRE et devrait encore augmenter dans les prochaines années, probablement jusqu’à un doublement dans les cinq ans. Cette taxe sert principalement à financer :   Le budget de l’état : une part correspond à la Contribution Climat Energie (CCE, communément appelée taxe carbone), une autre part est tout simplement une Taxe Intérieure de Consommation, analogue à celle existant sur les produits pétroliers (TICPE, anciennement TIPP) Le tarif d’achat du biométhane injecté dans le réseau Des dispositions sociales vis-à-vis de la précarité énergétique Le budget du Médiateur national de l’énergie             Il existe des taux réduits et de nombreuses exonérations de la TICGN, principalement pour des gros consommateurs ou des usages non énergétiques du gaz.             Une autre contribution est la Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA), qui sert à financer les retraites spécifiques des personnels du régime des industries électriques et gazières.   Comparaison avec nos voisins :             Pour la France, la base de données Pégase (acronyme de Pétrole, Électricité, Gaz et Autres Statistiques de l’Énergie) enregistre et diffuse les statistiques de l’énergie rassemblées par le service de la donnée et des études statistiques (SDES). Elle permet de connaître le prix de différentes énergies pour les particuliers d’une part et les industriels d’autre part.             Des comparaisons à l’échelle européennes sont réalisées régulièrement par Eurostat . Nous allons ici faire une comparaison avec les pays limitrophes à la France et connectés par gazoduc avec elle, sauf la Suisse pour laquelle Eurostat ne présente pas de données. De plus, les valeurs moyennes pour l’Union Européenne et la zone euro sont présentées. Pour les ménages, le prix indiqué est toutes taxes comprises, tandis que pour les petites industries, le prix est hors TVA et hors taxes remboursables (attention, les échelles ne sont pas les mêmes).                 Le prix du gaz est influencé entre autres facteurs par celui du pétrole, ce qui se retrouve dans la baisse généralisée après 2009. Le gaz naturel en France ne présente pas d’avantage ou de désavantage conséquent vis-à-vis du prix par rapport à nos voisins. Cette comparaison ne concerne pas le cas particulier des sites particulièrement consommateurs et dont la facture électrique représente la charge principale. Sans surprise, le gaz est sensiblement plus cher pour les particuliers.   Pour aller plus loin :             Une spécificité de la facture de gaz, est que qu’une énergie est facturée, tandis qu’un volume est mesuré par le compteur. Une conversion est donc réalisée sur la facture à l’aide d’un coefficient de conversion. Le contenu énergétique d’un mètre cube de gaz mesuré au compteur est principalement influencé par la pression de livraison, l’altitude du point de livraison et la composition du gaz (grossièrement, plus le gaz livré est riche en azote, plus il est pauvre énergétiquement, c’est le cas du gaz des Pays-Bas par exemple, qui est livré exclusivement dans le nord de la France, à l’opposé, les gaz algérien, norvégien ou russe ont un contenu énergétique élevé). La pression de livraison et l’altitude étant fixe pour chaque compteur, seule la composition du gaz varie et influe sur le coefficient de conversion indiqué sur la facture. Pour un même client, les variations dans le temps sont faibles (inférieures à 10%). Une fois la conversion effectuée, l’ensemble de la facture est basé sur l’énergie consommée.             Pour des consommateurs assez importants (industrie), il est possible de voir deux coefficients qui varient sur la facture. Afin d’être plus précis, le compteur dispose de capteurs supplémentaires et il y a donc un coefficient qui correspond à la correction apportée pour les facteurs de pression, de température et d’altitude, et un autre coefficient qui correspond à la composition du gaz.             Enfin, l’énergie contenue dans le gaz peut se mesurer de deux façons. En effet, il est possible de tenir compte, ou non, de l’énergie contenue dans la vapeur d’eau issue de la combustion. La réaction chimique qui correspond à la combustion de méthane à l’aide d’oxygène dans des conditions idéales est :                       CH4 + 2 O2 ⇾ 2 H2O + CO2             Les produits de la combustion sont donc du dioxyde de carbone et de l’eau (sous forme de vapeur). Quand une chaudière fonctionne bien, étant donné que le dioxyde de carbone est invisible, en fonction des conditions climatiques, soit rien n’est visible à la sortie de la cheminée, soit il est possible de voir un panache de vapeur d’eau qui condense en micro gouttelettes. Les deux définitions du Pouvoir Calorifiques sont :   Le pouvoir calorifique supérieur (PCS) correspond au dégagement maximal théorique de chaleur lors de la combustion, y compris la chaleur de condensation de la vapeur d'eau produite lors de la combustion. Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) exclut de la chaleur dégagée la chaleur de condensation de l'eau supposée restée à l'état de vapeur à l'issue de la combustion.             Pour le gaz naturel, le PCS est supérieur de l’ordre de 11% au PCI. Sur les factures de gaz, il s’agit généralement de kWh PCS.             Par ailleurs, les chaudières ne pouvaient historiquement pas récupérer la chaleur contenue dans la vapeur d’eau, le rendement des chaudières est donc calculé par rapport au PCI. Avec le progrès technique, les chaudières ont pu récupérer cette chaleur, il s’agit des chaudières à condensation (pour condensation de la vapeur d’eau) et c’est pourquoi elles affichent des rendements supérieurs à 100% (par rapport au PCI), mais la physique est respectée et le rendement reste inférieur à 100% par rapport au PCS.  


Pourquoi est-il important de surveiller ses compteurs généraux : électricité, gaz, eau

Green Systèmes - 10 avril 2018
Cet article vise à présenter les avantages d’un relevé régulier, par exemple toutes les dix minutes, des compteurs généraux (électricité, gaz, eau, fioul, chaleur, vapeur…). En effet, ce suivi permet, pour un faible investissement, de recueillir de précieuses informations lorsque les flux ne sont pas connus. Très souvent les mesures réalisées seront à l’origine d’une prise de conscience d’économies potentielles conséquentes et de l’intérêt de travailler sur les consommations au sein de la structure concernée.                 Le monitoring des compteurs généraux fourni une quantité importante de données (environ mille données par valeur mesurée et par semaine au pas de dix minutes, un compteur électrique peut fournir plusieurs données à chaque pas de temps : consommation d’énergie active, consommation d’énergie réactive…). Le traitement de ces données à l’aide d’outils statistiques et de graphiques permet :               -  de mesurer la consommation en dehors des périodes travaillées (souvent il s’agit d’une consommation étonnamment élevée par rapport à la consommation lors des heures travaillées, d’autant plus surprenante qu’il s’agit d’une consommation généralement improductive),               -  de détecter des fuites ou des dysfonctionnements,               -  d’étudier la variation de la consommation par rapport à des facteurs d’influence (par exemple l’influence de la température extérieure sur les besoins de chauffage est une image de la performance thermique globale des bâtiments et de l’installation de chauffage). Il est par exemple presque toujours possible d’estimer la part de la consommation énergétique à attribuer au chauffage sans sous-comptage, quelque soit la nature du chauffage ( gaz, fioul, électrique…). Ceci est valable pour d’autres facteurs d’influence à étudier pour chaque cas particulier.                 Bien sûr, malgré l’apport important des données issues des compteurs généraux, du sous-comptage sera indispensable pour affiner l’analyse et suivre plus finement les flux. Pour continuer avec l’exemple du chauffage, un sous-comptage est indispensable pour pouvoir séparer la consommation liée aux performances de la chaudière et la consommation liée à la distribution du chauffage et à la performance thermique du bâtiment (isolation, ventilation…). De même, si le système de production de chaleur sert également à produire l’Eau Chaude Sanitaire (ECS), il faut également un sous-comptage spécifique pour évaluer la consommation d’énergie liée à l’ECS. Ce sous-comptage spécifique qui permet d’évaluer la performance de la chaudière offre également un suivi de cette performance dans le temps, d’identifier des dérives et donc de garder un outil à un très bon niveau d’efficacité et de faire de la maintenance prédictive.                 C’est pourquoi Green Systèmes a développé  une offre spécifique pour un suivi sans fil des compteurs généraux (concernant l’électricité et le gaz, aussi bien pour les compteurs anciens que pour les nouveaux compteurs Linky et Gazpar, il suffit que la sortie TIC  - Télé Information Client - soit disponible ; pour les compteurs d’eau, il faut pouvoir ajouter un module communiquant), afin que vous puissiez très facilement débuter votre démarche d’amélioration vis-à-vis de vos consommations.  


Factures d’électricité : composition et comparaison avec nos voisins

Efficacité énergétique - 8 mars 2018
          Les économies d’énergie réalisées grâce à une amélioration de l’efficacité énergétique ont plusieurs avantages, dont celui de se traduire en économies financières. La transformation de kilowattheures électriques en euros se fait au travers de la facture d’électricité. Il est donc intéressant de bien comprendre la composition de cette facture.             Tout d’abord, une facture d’électricité est composée d’une partie fixe, et d’une partie variable, proportionnelle à la consommation d’énergie, principalement composée de taxe et cotisations identiques quel que soit le fournisseur (TURPE, CSPE, CTA et éventuellement des taxes locales, voir ci-dessous) et de la rémunération du fournisseur librement fixée par celui-ci.             Finalement, votre fournisseur d’électricité a une marge de manœuvre sur un peu plus d’un tiers de la facture d’électricité. Le reste correspond aux coûts associés au réseau de transport et à celui de distribution, ainsi qu’à diverses taxes et contributions expliquées ci-après.               Le réseau de transport haute tension est géré par RTE (Réseau de Transport d’Electricité, filiale du groupe EDF), et correspond aux lignes électriques d’une tension supérieure à 50 000 volts (en pratique de 63kV à 400kV). Ce réseau correspond aux « autoroutes » de l’énergie et alimente le réseau de distribution ainsi que quelques grands industriels.  Le réseau de distribution concerne la moyenne (de 1 000 à 50 000 volts) et basse (inférieur à 1 000 volts) tension. Il est géré principalement par ENEDIS (filiale indépendante du groupe EDF), anciennement appelé ERDF, en délégation des communes qui sont propriétaires du réseau. Cependant environ 160 entreprises locales de distribution gèrent le réseau de distribution d’environ 2 500 communes, ce qui représente de l’ordre de 5% de la distribution d’électricité.             Ces réseaux de transport et de distribution sont financés par le Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Electricité ( TURPE) , qui contient trois composantes qui apparaissent sur la facture : la composante de gestion, la composante de comptage et la composante de soutirage. Le TURPE est fixé par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) selon quatre principes :   Le tarif TURPE est identique sur tout le territoire, c’est la péréquation tarifaire Le tarif est indépendant de la distance parcourue par l’électricité, comme pour le timbre-poste Le tarif dépend à la fois de la puissance souscrite et de l’énergie soutirée Le prix est différencié selon les jours, les heures et les saisons, c’est l’horo-saisonnalité             Une contribution importante qui apparaît sur la facture est la Contribution au Service Public de l’Electricité ( CSPE ). Son montant est également fixé par la CRE (pour être exact, les recommandations tarifaires de la CRE ne sont pas toujours suivies, les hausses sont réduites) et est en sensible augmentation depuis sa création au début des années 2000, et devrait encore augmenter de près de 50% d’ici 2030. Cette contribution sert principalement à financer :   Le sou tie n aux énergies renouvelables et à la cogénération (c’est la part qui cause l’essentiel de l’augmentation de la CSPE). Les surcoûts de production dans les Zones Non Interconnectées (ZNI) au réseau électrique métropolitain, c’est le principe de la péréquation tarifaire, analogue à celui concernant le TURPE. Les ZNI sont la Corse, les départements d'outre-mer, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Saint-Pierre et Miquelon, les îles bretonnes de Molène, d'Ouessant, de Sein, l’archipel des Glénan et l’île anglo-normande de Chausey. Des dispositions sociales vis-à-vis de la précarité énergétique (le chèque énergie qui vient en remplacement du Tarif de Première Nécessité) Le budget du Médiateur national de l’énergie                 Une autre contribution est la Contribution Tarifaire d’Acheminement ( CTA ), qui sert à financer les retraites spécifiques des personnels du régime des industries électriques et gazières.             Et pour finir, des taxes locales (commune et département) éventuelles sur la consommation finale d’électricité peuvent apparaître sur la facture.     Comparaison avec nos voisins :             Pour la France, la base de données Pégase (acronyme de Pétrole, Électricité, Gaz et Autres Statistiques de l’Énergie) enregistre et diffuse les statistiques de l’énergie rassemblées par le service de la donnée et des études statistiques (SDES). Elle permet de connaître le prix de différentes énergies pour les particuliers d’une part et les industriels d’autre part.             Des comparaisons à l’échelle européennes sont réalisées régulièrement par Eurostat . Nous allons ici faire une comparaison avec les pays limitrophes à la France et électriquement connectés avec elle, sauf la Suisse pour laquelle Eurostat ne présente pas de données. De plus, les valeurs moyennes pour l’Union Européenne et la zone euro sont présentées. Pour les ménages, le prix indiqué est toutes taxes comprises, tandis que pour les petites industries, le prix est hors TVA et hors taxes remboursables (attention, les échelles ne sont pas les mêmes sur les deux graphiques).                 L’électricité en France est donc moins cher que dans les pays limitrophes. Cependant cette comparaison ne concerne pas le cas particulier des principaux sites consommateurs et dont la facture électrique représente la charge principale.             Sans surprise, l’électricité est sensiblement plus chère pour les particuliers. De plus, une augmentation régulière est constatée pour les particuliers, tandis qu’une diminution est observée les dernières années pour l’industrie moyenne.


Green Systèmes obtient la qualification OPQIBI 1905

Green Systèmes - 4 mars 2018
Green Systèmes est une entreprise spécialisée dans l’efficacité énergétique à travers la mesure et le pilotage des consommations énergétiques, avec de fortes compétences en développement logiciel, en électronique et dans l’énergie.   Green Systèmes propose plusieurs services aux professionnels : Pré-audit énergétique gratuit grâce aux historiques de consommations électriques fournis par ENEDIS , Des audits énergétiques complets du bâtiment , Une offre spécifique pour ne mesurer les consommations qu’au niveau des compteurs généraux, Green Solution  : outil innovant de management de l’énergie allant de la collecte jusqu’à l’analyse des données et au pilotage. L’offre est particulièrement adaptée au tertiaire, petite industrie et collectivités. Nous proposons de : - Connaître la répartition des consommations énergétiques dans le bâtiment, - Détecter les gisements d’économies d’énergie, ​​​​​ - Piloter intelligemment les consommations énergétiques. ​​​   Agréés CIR (Crédit Impôt Recherche) , nous sommes habilités à réaliser des travaux de Recherche & Développement pour le compte d’entreprises extérieures. Nous sommes heureux de pouvoir vous annoncer avoir obtenu la qualification 1905 de l’ OPQIBI concernant l’audit énergétique des bâtiments du tertiaire et de l’habitat collectif, gage de qualité de nos prestations.   D’autres projets sont en développement et permettront d’offrir une gamme de services toujours plus large afin de faire profiter au plus grand nombre des possibilités offertes par le numérique et l’internet des objets .


Les Degrés Jour Unifiés (DJU)

Efficacité énergétique - 22 novembre 2017
D ans l’article sur les Indicateurs de Performance Énergétique (IPÉ) , à travers l’exemple du chauffage est apparu la nécessité de caractériser la rigueur d’une météo pour un lieu donné. C’est le rôle des Degrés Jour Unifiés (DJU) et c’est pourquoi l’IPÉ relatif au chauffage est généralement exprimé en kWh/(m².DJU) (les m² pouvant être remplacés par des m3). Les kWh représentent l’énergie consommée pour le chauffage, les m² la surface (ou les m3 le volume) et les DJU la température extérieure.               En effet, les DJU reflètent l’écart entre la température moyenne d’une journée et une température de référence. Il n’existe pas de DJU négatifs, donc si l’écart entre la température moyenne et la température de référence est négatif, zéro DJU sont comptabilisés pour ce jour. La référence des DJU de chauffe est prise à 18°C (il est considéré que la consigne de chauffe est à 19°C et que les apports gratuits représentent 1°C). Il est possible de calculer des Degrés Jour avec une référence différente, par exemple à 13°C, pour des cas particuliers tels que des ateliers industriels (d’une part le process dégage généralement de l’énergie, et la température de confort est plus basse du fait de l’activité physique). Il suffit d’additionner les DJU sur une période pour évaluer la rigueur climatique de cette période.               De même, les Degrés Jour de refroidissement reflètent les températures élevées, mais ils sont peu pertinents pour évaluer les besoins de climatisation. En effet, les besoins en climatisation ou en refroidissement sont beaucoup plus influencés par de nombreux facteurs (apports internes, exposition, rayonnement solaire, humidité…) que les besoins de chauffage.               Vous pouvez obtenir gratuitement un historique de Degré Jours partout dans le monde en chauffage et en refroidissement en choisissant votre température de référence, en anglais et avec des explications détaillées sur les Degrés Jours et leurs applications). Le saviez-vous ? 7% de consommation de chauffage par degré de consigne de chauffage               Il est courant d’évaluer autour de 7% (de 6% à 10%) la variation de consommation en chauffage par degré de consigne. En France, sur la période de chauffe (il n’y a pas de règle, mais début aux alentours du 15 octobre et fin entre le 15 avril et début juin, soit environ 7 mois ou 230 jours) d’un hiver moyen, on dénombre entre 2000 et 3000 DJU sur la majeure partie du territoire (valeurs extrêmes de 1100 à 5000). 1°C pendant les 230 jours de chauffe correspond à 230 DJU, ce qui représente environ 7% des 2000 à 3000 DJU moyens. CQFD


Gazpar vers la Green Solution

Efficacité énergétique - 10 novembre 2017
Gazpar vers la Green Solution !   Comment connaître et monitorer la consommation de gaz en direct ?   Que ce soit pour le chauffage, l’eau chaude ou tout simplement la production, le gaz est une charge énergétique importante pour les entreprises.   « GRDF travaille depuis 2009 à l'arrivée du relevé automatique à distance en France. Depuis 2016 et jusqu'en 2022, 11 millions de clients gaz naturel seront ainsi équipés de compteurs communicants Gazpar. »   Avec l’arrivée de ce nouveau compteur, GRDF, qui est le gestionnaire du réseau de distribution de gaz, promet une meilleure connaissance des consommations de gaz lors de la connexion à l’espace client GRDF. De la même manière qu’avec le Linky (compteur communicant pour l’électricité mis en place par Enedis, qui est le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité ), vous pouvez récupérer une donnée de consommation par jour. C’est un premier pas vers la connaissance de ses besoins... Nous considérons de façon générale que pour trouver les gisements d’économie d’énergie, suivre les performances d’un outil de production , le plus intéressant est de récupérer l’information de consommation de gaz en CONTINU. Dans la pratique, il s'agit d'un relevé de consommation régulier, en général toutes les 10 minutes. Avec les anciens compteurs, il  fallait interfacer un émetteur d’impulsion sur le compteur de gaz et de récupérer l’information via un datalogger ou un transmetteur d’impulsions.   Avec l’arrivée du gazpar, la question se posait de savoir comment nous allions pouvoir récupérer ces données ... Green Systèmes a planché sur la question. La solution est trouvée et fonctionnelle ! Vous la branchez et les données arrivent sur la Green Solution ! Il n'y a plus besoin d'acheter d'émetteur proposé par la fabricant, la sortie est disponible sur le Gazpar. Vous pouvez nous contacter pour plus d'informations.     


SmartBac is back !

Green Systèmes - 27 octobre 2017
SmartBac is back !   Il a fallu un weekend à Green Systèmes pour se repencher sur le développement du SmartBac et sortir le premier proto ! Le projet fut mis en standby après notre victoire au LoRa IoT Challenge pour différentes raisons. Mais les nombreuses sollicitations nous ont poussées à retrousser nos manches et à plancher à nouveau sur le sujet.   SmartBac ? Kesako ?   C’est un capteur innovant et plug&play qui permet d’alerter un éleveur d’un éventuel débordement ou défaut d’alimentation en eau de son abreuvoir . Voilà, c’est dit !     A mesure que l’équipe de Green Systèmes travaillait au développement de ce qui allait être notre premier prototype, nous nous sommes rendu compte que les avantages collatéraux étaient nombreux :    - Savoir quand les animaux vont s’abreuver peut être une donnée intéressante pour l’éleveur,    - Évaluer la qualité de l’eau,    - Mesurer la température de l'eau, …   La connectivité dans tout ça ?   Nous avons décidé d’utiliser LoRa et Sigfox pour relever les défauts de l’abreuvoir. Des kits de développements ont été utilisés :    - L’Airboard pour Objenious (LoRa),    - le LoRa starter kit pour Orange (LoRa),    - et le kit de Smart Everything pour Sigfox.  Avec tout ça, on devrait pouvoir créer un beau produit qui communique de (presque) n’importe où !   Deux jours, des chips et du saucisson   Thomas, Thibaut, Sylvain, Henri, Jessy et Benjamin ont bossé pour trouver la solution SmartBac. Trois techniques ont été envisagées pour récupérer l’information voulue. On s’est rendu compte qu’il ne fallait pas aller chercher la Lune pour obtenir le meilleur résultat : une technique vieille comme la découverte de l’électricité nous a suffit. EFFICACE ET PAS CHER !   Après moult réflexions et recherches, on se lance !   Chacun son boulot et on y va :    - un site web : http://smart-bac.com    - une interface        - Du code        - Un capteur testé dans le bureau        - De la bidouille        - Du smile :)        - Et enfin, le PROTO fixé solidement sur un abreuvoir ! Merci à Marc & Bruno ;)     Il nous reste maintenant à patienter et voir comment les vaches vont se comporter avec cette nouvelle curiosité et surtout, l’essentiel, comment notre capteur va nous offrir toutes les informations que nous désirons !   Affaire à suivre. Suite au prochain épisode ...!  


Les Indicateurs de Performance Energétique

Efficacité énergétique - 25 octobre 2017
L es Indicateurs de Performance Énergétique (IPÉ) sont des Indicateurs Clés de Performance (KPI : Key Performance Indicators) relatifs à l’énergie. Ces indicateurs sont regroupés au sein d’un tableau de bord et servent au management de l’énergie et à la gestion énergétique de l’organisation qui les met en place.   Exemples d’Indicateurs de Performance Énergétique (IPÉ)                 Prenons un exemple commun pour être plus clair : le chauffage. L’organisation qui crée ses IPÉ, dont un pour le chauffage des locaux, peut avoir plusieurs bâtiments sur différents sites. Les consommations de chauffage dépendent évidemment de la surface chauffée (il peut être plus pertinent de considérer le volume), mais aussi de la situation climatique : il est normal qu’un bâtiment situé au Havre consomme plus en chauffage qu’un bâtiment situé à Toulouse, toutes choses égales par ailleurs . Ainsi, au lieu d’étudier les consommations énergétiques brutes liées au chauffage (mesurées en kWh), l’IPÉ relatif au chauffage prendra évidemment en compte la surface ou le volume chauffé, mais également les températures extérieures, qui sont des éléments influant sur le chauffage mais sur lesquels il est impossible d’agir. Imaginons que la chaudière ait été mal réglée lors de sa remise en route à l’automne. Imaginons encore que la météo soit clémente sur la période de chauffe. La consommation brute d’énergie sera plus faible que les années précédentes et n’éveillera pas l’attention du gestionnaire, tandis que la dégradation de l’IPÉ qui tient compte des températures extérieures révèlera la baisse de rendement de la chaudière.               A travers l’exemple du chauffage, il apparaît que les IPÉ bien construits permettent d’évaluer les performances énergétiques intrinsèques de l’élément considéré. Un agrandissement des locaux avec des performances équivalentes ou un hiver rigoureux ne changent pas la valeur de l’IPÉ associé au chauffage, qui mesure la performance réelle du bâtiment et de ses usagers. A l’inverse, une meilleure isolation du bâtiment ou un meilleur usage amélioreront l’IPÉ (vous trouverez des conseils en français pour améliorer votre consommation énergétique sur les sites de l’Ademe , d’ Énergie+  et de Suisse Énergie ).               Pour prendre un autre exemple, il peut s’agir d’étudier la consommation énergétique d’un outil sur une chaîne de production. Il est alors essentiel d’évaluer la consommation énergétique par rapport à la quantité produite (qui peut être mesurée en unités, en masse, en volume…en fonction de ce qui est le plus pertinent). Quel que soit l’IPÉ, une dérive de sa valeur dans le temps, la comparaison avec l’IPÉ d’un élément similaire ou avec des valeurs de références, permettent d’identifier un fonctionnement dégradé, ce qui ne serait pas possible avec la consommation énergétique brute.   Construction d’un IPÉ                 Ainsi, de façon générale, les IPÉ sont presque toujours des mesures relatives. Il s’agit fréquemment de ratios entre d’une part l’énergie consommée, et d’autre part des éléments (souvent variables) qui influent sur la consommation, mais sur lesquels il est impossible d’agir (ils sont subis). Ces facteurs d'influence qui servent à créer l’IPÉ sont appelés variables explicatives . Leur sélection est essentielle et peut être complexe, ce travail nécessite la collaboration d’un spécialiste de l’énergie et de personnes qui connaissent le process considéré (le cas du chauffage étant un exemple simple et courant), il faut en effet identifier les variables pertinentes et mesurables en lien avec l’IPÉ. C'est inclus dans la mise en place du tableau de bord de l' offre Green Performance .   Évaluation des économies d’énergie                 Afin d’évaluer l’impact de d’actions d’économies d’énergie, il est essentiel de ne pas se contenter de comparer des mesures de consommations avant-après. Il faut réaliser des mesures avant-après toutes choses égales par ailleurs , ce qui s’avère souvent impossible en pratique. La solution est donc d’identifier les variables explicatives de la mesure réalisée. La valeur mesurée après les améliorations est alors corrigée grâce aux variables explicatives pour correspondre aux conditions de la mesure réalisée avant les modifications et cette mesure ajustée peut être considérée comme correspondant à une situation toutes choses égales par ailleurs. L’évaluation des économies engendrées est ainsi objective. La méthodologie IPMVP (International Performance Measurement and Verification Protocol - Protocole International de Mesure et de Vérification de la Performance énergétique) détaille la marche à suivre pour aboutir à une mesure d’économie indiscutable grâce à la prise en compte des variables explicatives.   Liens avec l’ISO 50001                 Un plan de comptage et la création d’Indicateurs de Performance Énergétique regroupés au sein d’un tableau de bord, ainsi que la mesure ajustée des économies réalisées, sont au cœur de la gestion énergétique et font partie des exigences de la l’ ISO 50001 - Systèmes de management de l'énergie (voir sur le site de l’Organisation internationale de normalisation ).               Nous reviendrons prochainement sur la façon de tenir compte des températures extérieures dans les IPÉ relatif au chauffage grâce aux Degrés Jour Unifiés (DJU) .    


Quelle est la différence entre puissance et énergie ?

Efficacité énergétique - 18 octobre 2017
              La confusion entre puissance et énergie est fréquente alors que ce sont deux grandeurs bien différentes. Il est vrai que les unités associées à ces grandeurs ne simplifient pas la compréhension.                 En fait, la puissance est la variation (production ou consommation) d’énergie au cours d'une durée, c’est un débit d’énergie. Le lien entre énergie et puissance est le même que celui entre distance et vitesse : la vitesse (la puissance) est la variation de la distance (l’énergie) pendant un certain temps. Les relations s’écrivent :                   S’agissant des unités de référence, la distance s’exprime en mètres (m) et le temps en secondes (s), pour obtenir une vitesse en mètres par seconde (m/s). Il est également courant d’exprimer la distance en kilomètres (km) et le temps en heures (h), ce qui donne une vitesse en kilomètres par heure (km/h). L’usage a donc parfois associé plusieurs unités différentes à une même grandeur.                 De même, l’unité de référence de l’énergie étant le joule (J), celle du temps toujours la seconde (s), nous obtenons l’unité de la puissance en joules par seconde (J/s) qui est appelé le watt (W). Les multiples du watt sont utilisés, notamment le kilowatt (kW) qui équivaut à mille watts.                 C’est maintenant que les unités usuelles de l’énergie apparaissent et compliquent la compréhension. En effet, la relation entre puissance et énergie peut également s’écrire :                                               Energie = Puissance * durée                 Dans cette relation, si la puissance est exprimée en kilowatts et la durée en heures, l’énergie s’exprime en kilowattheures (kWh) c’est-à-dire des kilowatts multipliés par des heures. Et c’est cette unité que vous retrouvez sur votre facture d’électricité ou de gaz (si vous êtes un gros consommateur industriel, il peut s’agir d’un autre multiple du wattheure, le mégawattheure (MWh)). C’est cette construction un peu étrange de l’unité qui est source de confusion (ainsi que l’usage de dire kilomètre-heure au lieu de dire kilomètre par heure, tandis que les kilowattheures sont bien des kilowatts multipliés par des heures ( i.e. des kilowatts pendant des heures) et non pas des kilowatts par heure). La construction est étrange car l’énergie, qui n’a pas de notion de temps, donne la puissance lorsqu’elle est divisée par une durée (le watt correspond au joule par seconde), et on retrouve l’énergie en multipliant la puissance par une durée (un wattheure correspond donc à un joule divisé par une seconde et multiplié par une heure, soit 1Wh = 3 600J). Cette unité traduit donc que de l’énergie est de l’énergie divisée par une durée et multipliée par une autre durée, ce qui est inutilement compliqué. Toujours est-il que le wattheure et ses multiples sont les unités les plus fréquemment utilisées pour parler d’énergie.                 Mais, pour compliquer encore un peu, l’énergie peut s’exprimer en une myriade d’unités différentes . En général, elles sont utilisées pour deux raisons. Soit parce que des usages se sont imposés dans certains domaines, c’est le cas de la calorie en nutrition ou en thermique, de la tonne équivalent pétrole (tep) ou de la tonne équivalent charbon (tec), ou encore de la British Thermal Unit (Btu)… soit que s’agissant de toutes petites quantités d’énergie, il est plus simple d’avoir une unité adaptée, c’est le cas de l’électron-volt (eV).                 Pour faire bonne figure face à toutes ces unités d’énergie, la puissance a également une autre unité courante, celle-ci est bien connue des automobilistes, le cheval-vapeur. Un chaval-vapeur équivaut à 736 watts.                 Sur une facture d'énergie, en général, la part fixe (l'abonnement) est lié à la puissance souscrite, car c'est elle qui dimensionne les besoins en infrastructures de réseau, tandis que la part variable est liée à la consommation énergétique mesurée (avec un prix du kilowattheure). Des taxes et contributions indépendantes du fournisseur d'énergie représentent également une part importante de la facture. Le site du médiateur national de l'énergie propose une explication détaillée d'une facture d'électricité et d'une facture de gaz (il faut cliquer sur "verso" pour voir la partie la plus intéressante des spécimens de facture).                 Pour les plus courageux, l’énergie est une grandeur qui caractérise la capacité de modifier l’état d’un système et, pour reprendre l’analogie du début, la vitesse (puissance) instantanée est la dérivée temporelle de la distance (de l’énergie) :    


Efficacité énergétique des bâtiments : commençons par prendre conscience

Efficacité énergétique - 9 août 2017
R éduire les couts énergétiques est une action dans laquelle les entreprises doivent s’engager rapidement. Enormément d’outils et de produits sont aujourd’hui disponibles sur le marché pour accomplir cette tâche. Des stratégies couplées à l’internet des objets et des plateformes d’optimisation énergétiques deviennent des priorités pour bon nombre d’industrie. Ceci doit pouvoir se démocratiser jusqu’à la plus petite PME.   Comment prendre conscience ?   Efficacité énergétique, optimisation, amélioration. Ces termes riment trop souvent avec grands travaux de rénovation dans la tête des dirigeants. Pourtant, des actions simples liées à l’optimisation des consommations énergétiques actuelles peuvent faire économiser beaucoup.   Prenons un exemple. Je paye 100 € d’électricité à la fin du mois. Est-ce que la répartition de ma consommation d’électricité est 20 € pour les ordinateurs, 50 € pour la chambre froide et 30 € pour les serveurs ? Ou tout l’inverse. Finalement je n’en sais rien. Et le fait de ne pas savoir ne peut pas m’aider à trouver le potentiel d’économie . Du matériel simple existe permettant de comprendre le profil de consommation électrique du bâtiment. Les compteurs électriques fournis par ENEDIS offrent une sortie / prise TIC (Télé Information Client) sur laquelle de nombreux appareils peuvent s’interfacer.   Quelles informations offrent la sortie TIC ?   Nombreuses sont les sociétés qui proposent des modules électroniques qui comprennent et traduisent les données (ou trames) envoyées par le compteur. Les informations, lorsqu’elles sont correctement triées et analysées offrent de riches enseignements :   - Type de compteur, - Puissance souscrite, - Puissance moyenne appelée sur 10 minutes, - Courant injecté et soutiré, - Puissance active et réactive, - Etc…   Quel type de résultat peut-on attendre ?     Plusieurs analyses peuvent être faites. L’une des principales est faite grâce à la courbe qui nous donne le profil de consommation électrique générale du bâtiment . En fonction de l’activité de l’entreprise et des horaires de travail, on peut voir, analyser et comprendre comment les occupants et/ou les machines consomment l’énergie dans le bâtiment . On se rend compte alors que des équipements sont allumés (la nuit ou le weekend) sans la moindre utilité…    


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