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Les Degrés Jour Unifiés (DJU)

Efficacité énergétique - 22 novembre 2017
D ans l’article sur les Indicateurs de Performance Énergétique (IPÉ) , à travers l’exemple du chauffage est apparu la nécessité de caractériser la rigueur d’une météo pour un lieu donné. C’est le rôle des Degrés Jour Unifiés (DJU) et c’est pourquoi l’IPÉ relatif au chauffage est généralement exprimé en kWh/(m².DJU) (les m² pouvant être remplacés par des m3). Les kWh représentent l’énergie consommée pour le chauffage, les m² la surface (ou les m3 le volume) et les DJU la température extérieure.               En effet, les DJU reflètent l’écart entre la température moyenne d’une journée et une température de référence. Il n’existe pas de DJU négatifs, donc si l’écart entre la température moyenne et la température de référence est négatif, zéro DJU sont comptabilisés pour ce jour. La référence des DJU de chauffe est prise à 18°C (il est considéré que la consigne de chauffe est à 19°C et que les apports gratuits représentent 1°C). Il est possible de calculer des Degrés Jour avec une référence différente, par exemple à 13°C, pour des cas particuliers tels que des ateliers industriels (d’une part le process dégage généralement de l’énergie, et la température de confort est plus basse du fait de l’activité physique). Il suffit d’additionner les DJU sur une période pour évaluer la rigueur climatique de cette période.               De même, les Degrés Jour de refroidissement reflètent les températures élevées, mais ils sont peu pertinents pour évaluer les besoins de climatisation. En effet, les besoins en climatisation ou en refroidissement sont beaucoup plus influencés par de nombreux facteurs (apports internes, exposition, rayonnement solaire, humidité…) que les besoins de chauffage.               Vous pouvez obtenir gratuitement un historique de Degré Jours partout dans le monde en chauffage et en refroidissement en choisissant votre température de référence, en anglais et avec des explications détaillées sur les Degrés Jours et leurs applications). Le saviez-vous ? 7% de consommation de chauffage par degré de consigne de chauffage               Il est courant d’évaluer autour de 7% (de 6% à 10%) la variation de consommation en chauffage par degré de consigne. En France, sur la période de chauffe (il n’y a pas de règle, mais début aux alentours du 15 octobre et fin entre le 15 avril et début juin, soit environ 7 mois ou 230 jours) d’un hiver moyen, on dénombre entre 2000 et 3000 DJU sur la majeure partie du territoire (valeurs extrêmes de 1100 à 5000). 1°C pendant les 230 jours de chauffe correspond à 230 DJU, ce qui représente environ 7% des 2000 à 3000 DJU moyens. CQFD


Gazpar vers la Green Solution

Efficacité énergétique - 10 novembre 2017
Gazpar vers la Green Solution !   Comment connaître et monitorer la consommation de gaz en direct ?   Que ce soit pour le chauffage, l’eau chaude ou tout simplement la production, le gaz est une charge énergétique importante pour les entreprises.   « GRDF travaille depuis 2009 à l'arrivée du relevé automatique à distance en France. Depuis 2016 et jusqu'en 2022, 11 millions de clients gaz naturel seront ainsi équipés de compteurs communicants Gazpar. »   Avec l’arrivée de ce nouveau compteur, GRDF, qui est le gestionnaire du réseau de distribution de gaz, promet une meilleure connaissance des consommations de gaz lors de la connexion à l’espace client GRDF. De la même manière qu’avec le Linky (compteur communicant pour l’électricité mis en place par Enedis, qui est le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité ), vous pouvez récupérer une donnée de consommation par jour. C’est un premier pas vers la connaissance de ses besoins... Nous considérons de façon générale que pour trouver les gisements d’économie d’énergie, suivre les performances d’un outil de production , le plus intéressant est de récupérer l’information de consommation de gaz en CONTINU. Dans la pratique, il s'agit d'un relevé de consommation régulier, en général toutes les 10 minutes. Avec les anciens compteurs, il  fallait interfacer un émetteur d’impulsion sur le compteur de gaz et de récupérer l’information via un datalogger ou un transmetteur d’impulsions.   Avec l’arrivée du gazpar, la question se posait de savoir comment nous allions pouvoir récupérer ces données ... Green Systèmes a planché sur la question. La solution est trouvée et fonctionnelle ! Vous la branchez et les données arrivent sur la Green Solution ! Il n'y a plus besoin d'acheter d'émetteur proposé par la fabricant, la sortie est disponible sur le Gazpar. Vous pouvez nous contacter pour plus d'informations.     


SmartBac is back !

Green Systèmes - 27 octobre 2017
SmartBac is back !   Il a fallu un weekend à Green Systèmes pour se repencher sur le développement du SmartBac et sortir le premier proto ! Le projet fut mis en standby après notre victoire au LoRa IoT Challenge pour différentes raisons. Mais les nombreuses sollicitations nous ont poussées à retrousser nos manches et à plancher à nouveau sur le sujet.   SmartBac ? Kesako ?   C’est un capteur innovant et plug&play qui permet d’alerter un éleveur d’un éventuel débordement ou défaut d’alimentation en eau de son abreuvoir . Voilà, c’est dit !     A mesure que l’équipe de Green Systèmes travaillait au développement de ce qui allait être notre premier prototype, nous nous sommes rendu compte que les avantages collatéraux étaient nombreux :    - Savoir quand les animaux vont s’abreuver peut être une donnée intéressante pour l’éleveur,    - Évaluer la qualité de l’eau,    - Mesurer la température de l'eau, …   La connectivité dans tout ça ?   Nous avons décidé d’utiliser LoRa et Sigfox pour relever les défauts de l’abreuvoir. Des kits de développements ont été utilisés :    - L’Airboard pour Objenious (LoRa),    - le LoRa starter kit pour Orange (LoRa),    - et le kit de Smart Everything pour Sigfox.  Avec tout ça, on devrait pouvoir créer un beau produit qui communique de (presque) n’importe où !   Deux jours, des chips et du saucisson   Thomas, Thibaut, Sylvain, Henri, Jessy et Benjamin ont bossé pour trouver la solution SmartBac. Trois techniques ont été envisagées pour récupérer l’information voulue. On s’est rendu compte qu’il ne fallait pas aller chercher la Lune pour obtenir le meilleur résultat : une technique vieille comme la découverte de l’électricité nous a suffit. EFFICACE ET PAS CHER !   Après moult réflexions et recherches, on se lance !   Chacun son boulot et on y va :    - un site web : http://smart-bac.com    - une interface        - Du code        - Un capteur testé dans le bureau        - De la bidouille        - Du smile :)        - Et enfin, le PROTO fixé solidement sur un abreuvoir ! Merci à Marc & Bruno ;)     Il nous reste maintenant à patienter et voir comment les vaches vont se comporter avec cette nouvelle curiosité et surtout, l’essentiel, comment notre capteur va nous offrir toutes les informations que nous désirons !   Affaire à suivre. Suite au prochain épisode ...!  


Les Indicateurs de Performance Energétique

Efficacité énergétique - 25 octobre 2017
L es Indicateurs de Performance Énergétique (IPÉ) sont des Indicateurs Clés de Performance (KPI : Key Performance Indicators) relatifs à l’énergie. Ces indicateurs sont regroupés au sein d’un tableau de bord et servent au management de l’énergie et à la gestion énergétique de l’organisation qui les met en place.   Exemples d’Indicateurs de Performance Énergétique (IPÉ)                 Prenons un exemple commun pour être plus clair : le chauffage. L’organisation qui crée ses IPÉ, dont un pour le chauffage des locaux, peut avoir plusieurs bâtiments sur différents sites. Les consommations de chauffage dépendent évidemment de la surface chauffée (il peut être plus pertinent de considérer le volume), mais aussi de la situation climatique : il est normal qu’un bâtiment situé au Havre consomme plus en chauffage qu’un bâtiment situé à Toulouse, toutes choses égales par ailleurs . Ainsi, au lieu d’étudier les consommations énergétiques brutes liées au chauffage (mesurées en kWh), l’IPÉ relatif au chauffage prendra évidemment en compte la surface ou le volume chauffé, mais également les températures extérieures, qui sont des éléments influant sur le chauffage mais sur lesquels il est impossible d’agir. Imaginons que la chaudière ait été mal réglée lors de sa remise en route à l’automne. Imaginons encore que la météo soit clémente sur la période de chauffe. La consommation brute d’énergie sera plus faible que les années précédentes et n’éveillera pas l’attention du gestionnaire, tandis que la dégradation de l’IPÉ qui tient compte des températures extérieures révèlera la baisse de rendement de la chaudière.               A travers l’exemple du chauffage, il apparaît que les IPÉ bien construits permettent d’évaluer les performances énergétiques intrinsèques de l’élément considéré. Un agrandissement des locaux avec des performances équivalentes ou un hiver rigoureux ne changent pas la valeur de l’IPÉ associé au chauffage, qui mesure la performance réelle du bâtiment et de ses usagers. A l’inverse, une meilleure isolation du bâtiment ou un meilleur usage amélioreront l’IPÉ (vous trouverez des conseils en français pour améliorer votre consommation énergétique sur les sites de l’Ademe , d’ Énergie+  et de Suisse Énergie ).               Pour prendre un autre exemple, il peut s’agir d’étudier la consommation énergétique d’un outil sur une chaîne de production. Il est alors essentiel d’évaluer la consommation énergétique par rapport à la quantité produite (qui peut être mesurée en unités, en masse, en volume…en fonction de ce qui est le plus pertinent). Quel que soit l’IPÉ, une dérive de sa valeur dans le temps, la comparaison avec l’IPÉ d’un élément similaire ou avec des valeurs de références, permettent d’identifier un fonctionnement dégradé, ce qui ne serait pas possible avec la consommation énergétique brute.   Construction d’un IPÉ                 Ainsi, de façon générale, les IPÉ sont presque toujours des mesures relatives. Il s’agit fréquemment de ratios entre d’une part l’énergie consommée, et d’autre part des éléments (souvent variables) qui influent sur la consommation, mais sur lesquels il est impossible d’agir (ils sont subis). Ces variables qui servent à créer l’IPÉ sont appelées variables explicatives . Leur sélection est essentielle et peut être complexe, ce travail nécessite la collaboration d’un spécialiste de l’énergie et de personnes qui connaissent le process considéré (le cas du chauffage étant un exemple simple et courant), il faut en effet identifier les variables pertinentes et mesurables en lien avec l’IPÉ. C'est inclus dans la mise en place du tableau de bord de l' offre Green Performance .   Évaluation des économies d’énergie                 Afin d’évaluer l’impact de d’actions d’économies d’énergie, il est essentiel de ne pas se contenter de comparer des mesures de consommations avant-après. Il faut réaliser des mesures avant-après toutes choses égales par ailleurs , ce qui s’avère souvent impossible en pratique. La solution est donc d’identifier les variables explicatives de la mesure réalisée. La valeur mesurée après les améliorations est alors corrigée grâce aux variables explicatives pour correspondre aux conditions de la mesure réalisée avant les modifications et cette mesure ajustée peut être considérée comme correspondant à une situation toutes choses égales par ailleurs. L’évaluation des économies engendrées est ainsi objective. La méthodologie IPMVP (International Performance Measurement and Verification Protocol - Protocole International de Mesure et de Vérification de la Performance énergétique) détaille la marche à suivre pour aboutir à une mesure d’économie indiscutable grâce à la prise en compte des variables explicatives.   Liens avec l’ISO 50001                 Un plan de comptage et la création d’Indicateurs de Performance Énergétique regroupés au sein d’un tableau de bord, ainsi que la mesure ajustée des économies réalisées, sont au cœur de la gestion énergétique et font partie des exigences de la l’ ISO 50001 - Systèmes de management de l'énergie (voir sur le site de l’Organisation internationale de normalisation ).               Nous reviendrons prochainement sur la façon de tenir compte des températures extérieures dans les IPÉ relatif au chauffage grâce aux Degrés Jour Unifiés (DJU) .    


Efficacité énergétique des bâtiments : commençons par prendre conscience

Efficacité énergétique - 9 août 2017
R éduire les couts énergétiques est une action dans laquelle les entreprises doivent s’engager rapidement. Enormément d’outils et de produits sont aujourd’hui disponibles sur le marché pour accomplir cette tâche. Des stratégies couplées à l’internet des objets et des plateformes d’optimisation énergétiques deviennent des priorités pour bon nombre d’industrie. Ceci doit pouvoir se démocratiser jusqu’à la plus petite PME.   Comment prendre conscience ?   Efficacité énergétique, optimisation, amélioration. Ces termes riment trop souvent avec grands travaux de rénovation dans la tête des dirigeants. Pourtant, des actions simples liées à l’optimisation des consommations énergétiques actuelles peuvent faire économiser beaucoup.   Prenons un exemple. Je paye 100 € d’électricité à la fin du mois. Est-ce que la répartition de ma consommation d’électricité est 20 € pour les ordinateurs, 50 € pour la chambre froide et 30 € pour les serveurs ? Ou tout l’inverse. Finalement je n’en sais rien. Et le fait de ne pas savoir ne peut pas m’aider à trouver le potentiel d’économie . Du matériel simple existe permettant de comprendre le profil de consommation électrique du bâtiment. Les compteurs électriques fournis par ENEDIS offrent une sortie / prise TIC (Télé Information Client) sur laquelle de nombreux appareils peuvent s’interfacer.   Quelles informations offrent la sortie TIC ?   Nombreuses sont les sociétés qui proposent des modules électroniques qui comprennent et traduisent les données (ou trames) envoyées par le compteur. Les informations, lorsqu’elles sont correctement triées et analysées offrent de riches enseignements :   - Type de compteur, - Puissance souscrite, - Puissance moyenne appelée sur 10 minutes, - Courant injecté et soutiré, - Puissance active et réactive, - Etc…   Quel type de résultat peut-on attendre ?     Plusieurs analyses peuvent être faites. L’une des principales est faite grâce à la courbe qui nous donne le profil de consommation électrique générale du bâtiment . En fonction de l’activité de l’entreprise et des horaires de travail, on peut voir, analyser et comprendre comment les occupants et/ou les machines consomment l’énergie dans le bâtiment . On se rend compte alors que des équipements sont allumés (la nuit ou le weekend) sans la moindre utilité…    


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